Exposé présenté au COFOV de Rognes
L’idée d’accorder un revenu à toute personne vivant sur un territoire donné n’est pas nouvelle. Elle a connu une nouvelle actualité au cours de la dernière campagne présidentielle et l’idée vient d’être reprise par le président de la République dans son plan de lutte contre la pauvreté.
Cette notion
recouvre différentes expressions (revenu de base, revenu garanti, allocation
universelle…) et reste à définir : diverses conceptions ont été proposées
au fil du temps, de Thomas More au Mouvement 5 Etoiles. Toutes vont à
l’encontre d’une idée profondément ancrée dans nos sociétés : le revenu
est lié au travail.
Elle a fait
l’objet de différentes expérimentations et de débuts de mise en œuvre, à
l’étranger (USA, Canada, Finlande, Suisse, Namibie, Inde…) et en France
(département de la Gironde et collectivité locale Plaine commune). Aucune n’a
revêtu un caractère de généralité et n’a permis de déboucher sur des résultats
incontestables.
Pourquoi le retour
en force de cette notion ? Aujourd’hui la notion d’emploi, en particulier
d’emploi salarié, est devenue centrale dans la problématique du travail. Or
l’existence d’un chômage structurel est une tendance lourde du marché du
travail, que les différentes solutions appliquées (retour de la croissance,
partage du travail) n’ont pas réussi à infléchir.
Le regain d’intérêt
autour du revenu universel a conduit plusieurs hommes politiques à l’intégrer
dans leur programme. L’exposé s’intéressera à deux propositions : celle de
Benoit Hamon (campagne présidentielle 2017) et celle d’Emmanuel Macron (plan de
lutte contre la pauvreté 2018).
En conclusion, une
synthèse des avantages et des inconvénients du revenu universel et de ses
diverses variantes sera proposée afin d’ouvrir le débat sur cette question importante
pour l’avenir de notre protection sociale et, plus largement, de notre société.
