Quitter le
lagon bleu rose et mauve
Et tranquille
Marcher entre
les arbres voiles qui défient
L’immensité
Cabanes
enchevêtrées, fleurs oranges
Palmes vertes
violettes
Sentir la moiteur obscure qui fait ployer
Les fougères
géantes
La sueur dans
mon dos qui sèche
Sous l’alizé
Découvrir au
bout du chemin le reflet miroitant
Du ciel
capricieux
Dans les
échancrures jumelles séparées
Par la
muraille jungle
Baies tant
attendues où s’arrimèrent les voiles
blanches
Claquant au
vent
Qui apportaient l’argent, le canon, la peste,
La Bible et
le choléra.