lundi 11 mai 2020

Un poème pour fêter le déconfinement


INSTANTANES


L’horizon noir du Luberon surveille
Le village endormi
Thym, cystes et genêts s’éveillent
Le grand chêne reverdit
Confinement inédit

On prend un nouveau départ
Pour le reste de la vie
Onze ans plus tard
Pleins d’énergie
Confinement infini
A quand le prochain voyage 
De Saint-Petersbourg au Nebraska ?
Fini le gaspillage !
Direction Le Moulin du Pas
Le lac Baïkal dans nos bagages.
A la fontaine aux bartavelles
On regarde le clocher
Après la passerelle
Le sentier au milieu des genêts
Roucoulements des tourterelles
Dans la chambre, elle fabrique des masques
Il y en a pour tous les goûts
Même des rouges fantasques
On en veut tout à coup
Même à Saint-Martin de la Brasque.
Voilà, la pluie s’y met
Adieu les tulipes
Luberon sans sommet
On attend Edouard Philippe
Déconfinement espéré
Et maintenant, qu’est-ce qu’on mange ?
La daube de chez Olivia
Avec de la polenta, drôle de mélange
Ajoutons-y des feuilles de batavia
Moi, je prépare des Chamonix Orange
Premier Mai sans défilé,
Sans un doux soleil
Juste un brin de muguet
On baille aux corneilles
Il nous manque un vide-grenier
Aimée la voisine
Nous a laissé des croquants
Dans la chambre Martine
Aussi bien qu’un artisan
Désosse un fauteuil has-been
Après ne sera plus comme avant
Bientôt on se déconfine
Du moins les survivants
Un nouveau monde se dessine
Vous y croyez vraiment ?