Compte rendu de la conférence.
Mercredi 18 octobre, c’est à l’ancienne caserne des pompiers à Avignon qu’a eu lieu la conférence de Jean-Pierre Cendron, invité par Bruno Brillard, de l’association France Amérique latine Vaucluse, à propos de l’implication de l’armée française avec la dictature argentine dans les années 1960 et bien après.
Autour de son dernier roman, Quelque chose d’absent qui me tourmente, paru chez Elan Sud, Jean-Pierre a développé cet aspect de l’Histoire que la France tente de garder sous silence, l’envoi de soldats experts en torture, ayant pratiqué « leur art » pendant la guerre d’Algérie, au service de la dictature argentine pour mater l’opposition.
Pendant une heure, des faits historiques ont été dévoilés pour certains, confirmés pour d’autres, tout en gardant le fil de son roman, la petite histoire dans la grande, avec, pour éclairer son propos des extraits de son roman lus par Dominique Lin* venu pour l’occasion.
S’en sont suivies de nombreuses questions de la part du public auxquelles s’est prêté généreusement l’orateur : l’Argentine au présent, les folles de la place de mai, la position des intellectuels, la position du gouvernement français au fil du temps, etc. Une conférence riche en enseignements, un regard sur notre Histoire, sans jugement ni velléités, indispensable pour mieux comprendre certains silences et dénis de l’Histoire.
