Quand Goliath rencontre David, ainsi commence la critique de Jerôme Cayla :
J’ai toujours eu un petit faible pour les premiers romans, chacun d’eux
nous conduit, en général, sur des chemins inconnus avec l’audace d’un
regard frais : une naïveté un peu candide, parfois. Dans ce roman,
Jean-Pierre Cendron, prend le risque de frôler le précipice en le
situant dans l’ex URSS communiste, fermée sur ses principes aux regards
extérieurs. C’est un voyage dans un monde clos à notre entendement, mais
un regard lucide sur ce qui fut.
Le personnage principal se trouve pris dans un engrenage, presque
malgré lui, qui le conduira à prendre risque de se retrouver au goulag,
pour rendre service à un ami russe. Avec le recul des années, il se
demande encore les vraies raisons l’ayant poussé vers cette folle
aventure. Pourtant, un souvenir brûlant hante encore sa mémoire : la
chaleur de la brève liaison qu’il a eu avec une autre que celle pour qui
il était venu. Vingt ans ont passé sans diminuer la violence de cette
nuit d’amour. Et s’ils parvenaient enfin à se revoir, maintenant que le
mur est tombé ?
Un roman captivant où se mêle l’amour blanc et l’amour fort, sur fond
de tracasseries administratives soviétique. Mais aussi un voyage à
l’intérieur du quotidien des habitants de l’ex URSS partagés entre ce
qu’ils veulent faire et ce qu’ils peuvent faire, où l’art de la
débrouille l’emporte sur le patriotisme politique. Ce livre place
l’humain au cœur de la société moscovite, peu de temps avant
l’effondrement d’un système à bout de souffle.
Un premier roman primé, certes, mais le nom de Jean-Pierre Cendron me
turlupinait car il ne m’était pas inconnu ! En effet, renseignement
pris, si c’est son premier roman, ce n’est pas son premier livre
puisqu’il est l’auteur du « Dictionnaire d’Economie et de Sciences Sociales » et de « LE MONDE DE LA PROTECTION SOCIALE. Intégration, solidarité, macroéconomique ».